Omer Devilao

Cette section présente les membres du club de karaté Shotokan de Sainte-Foy. Cliquez sur l'un ou l'autre des noms pour consulter les fiches personnelles...


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  Gilles Périard Bernard Drolet Omer Devilao Chantal Éthier  
  Danny Dickinson Patrick Marin Gilles Richard Van Diep Doan  
  Marc Brissette Daniel Langlois Jeffrey Henry Jean Boisvert  
   Nathalie Noël Maxime Lebrun Denis Pelletier Luc Marc Baillargeon  
  Lison Mailloux Richard Vachon Pierre Barry Guy Malenfant  
  Louis Duguay Louis Rioux Stephen J. Davids Annie Labbé  
  Zakaria Sorgho Alexandre Cantin Jean-Christian Lemay Charles Bournonville  
  Patrick Bournonville Gisèle Vachon  Jamal Elkhamlichi Rodrigue Simard  
  Pierre Fortier Sylvia Geeurickx Matteo Pusceddu Félix Martineau  
  François Vaillancourt Catherine Cyr-Wright Danny St-Pierre  Marie Michèle Boulet  
  Fabrice Kwitonda Viviane Vernardakis Cristian Moldovan Mathieu Gadoury  
  Annie-Claude Taillon Simon Jomphe Mélany Rosa
 
           
  Théo Vernardakis Jimmy Edwards Bernard Dagenais Valérie Lebel  
  Jacques Fleury Thomas Bernier Louis Jacques Anne-Marie Bélanger  
  Louise Noël Line Richard Joëlle Nazair Joanie Perron  
  Corine Giasson Jean-Raymond Gagné Michel Vernardakis Joannie Lord  
  Laurie Poirier Leblanc Marie-Madeleine Vernardakis Abdourahmane Camara Andriamanarivo Hanitrininofy  
  Albert Ko Francis Dompierre Dany Aupin Pascal Dorion  
  Juan Riveros Karine St-Hilaire Tremblay Betty Jean David Durand  
  Simon Beaudoin Maxime Lefrançois David Aupin Patricia Dompierre  
           
           
           
  ceinture grade année/pratique âge occupation lieu de résidence
Omer Devilao Noire 3e dan 37 ans 55 ans Gestionnaire Charlesbourg

autobiographie: J’ai commencé à pratiquer le karaté au cégep de Limoilou en janvier 1975. Lorsque je me suis présenté à mon premier cours, je savais que l’instructeur de karaté était mon professeur de français, monsieur Laurent Baril. Pourtant, ce petit homme de 5’4’’, n’avait pas de quoi m’impressionner dans ses cours de français. Il était l’incarnation du professeur timide et réservé. Vêtu d’un karatégi avec sa ceinture noire à la taille, il nous a fait quelques démonstrations. Il m’a vraiment impressionné par sa vitesse d’exécution et terriblement effrayé par ses kiais d'enfer. Je peux vous dire qu’avec son uniforme de karaté, c’était un tout autre homme. Comme quoi le karaté lui donnait des ailes pour la vitesse et ses kiais, lui insufflaient une force et une puissance impressionnantes pour un si petit homme. Naturellement, le chemin pour atteindre son niveau ne s’annonçait pas de tout repos et la pratique exigerait sûrement une part de discipline importante.

Par la suite, j’ai eu la chance de m’entraîner avec Roger Massicotte, un des premiers karatékas à obtenir sa ceinture noire à Québec dans le style Shotokan. Celui-ci m’a beaucoup inspiré par sa façon d’aborder le karaté, tant en ce qui a trait à l’aspect spirituel que par sa manière de « penser » le karaté. Il m’a montré l’importance de faire preuve d’ouverture dans la pratique de cet art tout en enseignant le karaté dans un esprit de non violence, ce qui rejoignait mes valeurs les plus profondes.

En 1982, j’ai passé mon grade de ceinture noire et j’ai enseigné le karaté pendant cinq ans à l’université du Québec à Trois-Rivières. En 1986, après avoir obtenu mon deuxième dan, j’ai dû ralentir mon entraînement à la suite d’une blessure. En 1990, j’ai repris l’entraînement avec un groupe de ceintures brunes et noires qui avaient ralenti ou complètement arrêté de s’entraîner. Dans ce groupe, en plus de compter d’anciens partenaires d’entraînement, il y avait mes premiers instructeurs, Laurent Baril et Roger Massicotte. Roger, comme toujours, continuait de nous inspirer en nous partageant sa compréhension toujours plus subtile du combat et sa manière de travailler nos katas.

En 1993, j’ai décidé de me joindre au club du cégep de Sainte-Foy. Je connaissais Gilles Périard pour m’être entraîné avec celui-ci pendant de nombreuses années, et ce, depuis nos débuts. Travailleur acharné et doué d’un grand sens technique, ses entraînements sont martiaux tout en laissant de la place à l’humour créant ainsi une ambiance agréable et amicale dans le club. De 1995 à 2002, j’ai enseigné le karaté aux jeunes de sept à dix-sept ans au cégep de Sainte-Foy. En 2010, j’ai obtenu mon sandan avec Sensei Okazaki et Frank Woon-A-Tai.

Je suis toujours animé de la même flamme qu’à mes débuts, si ce n’est davantage. Cette pratique assidue du karaté m’apporte beaucoup, car elle m’entraîne toujours plus loin où l’amélioration est plus subtile et intérieure.

Omer Vilao
Sandan AKJQ