Pierre Barry

Cette section présente les membres du club de karaté Shotokan de Sainte-Foy.
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  Gilles Périard Bernard Drolet Omer Devilao Marc Brissette  
  Danny Dickinson Willy Tiakoh Stephen J. Davids Thomas De Freyman  
  Jean Boisvert Denis Pelletier  Anne Savoie Louise Noël  
  Gilles Richard Van Diep Doan Louis Rioux Lynda Goulet  
  Daniel Asselin Zakaria Sorgho Josée Charette Mélany Rosa  
  Dany Aupin Guy Malenfant Pierre Fortier   Sylvia Geeurickx  
  Marcel Émond Priscila De Araujo Lima Jordan Mayer Matheus Duarte  
  Zoé Lagroix-Gauthier Maxime Bélanger René Huot Charles Madet  
  Andriamanarivo Hanitrininofy Mélanie Pratte    
           
  Line Richard François L'Italien Antoine L'Italien Rivonjaka Aina  
  Ainahenintsoa Antso Kristoffer Estanol Juliette Émond Vénérée Randrianarisoa  
  Servane Roupnel Andry Razafintsalama Milasoa Razafintsalama Dominick Richard St-Pierre  
  Isabelle Desbiens Roxana-Elena Constantin Christian Luis Morales Paey Luc Sénécal  
  Victor Marinoiu Donovan Richard St-Pierre    
           
  Kerim Trtak Marie-Pier D. Smith    
           

Anciens membres du club
           
  Jocelyne Desgagné Chantal Éthier Patrick Marin Jean Tremblay   
  Maxime Lebrun Luc Marc Baillargeon Lison Mailloux Richard Vachon   
  Jean-Christian Lemay Sébastien Bergeron Habsouta Sidi Parfait Ajavon  
  Pierre Barry Horace Gagné  Louis Duguay Paul Lambert  
  Bernard Pageau Annie Labbé Alexandre Cantin Omar Benallegue  
  Catherine Cyr-Wright Marie Michèle Boulet Simon Jomphe Fabrice Kwitonda  
  Marianne Lamarre Valérie Lebel Christian Landry Ran Tao  
  Yann Gourhant Matteo Pusceddu François Vaillancourt Danny St-Pierre  
  Annie-Claude Taillon Patrick Janelle Viviane Vernardakis Cristian Moldovan  
  Jimmy Edwards Bernard Dagenais Laurie Poirier Leblanc Nadia Aubin-Horth  
  Patricia Dompierre Éven Jibouleau Manon Couture Marc-André Rioux  
  Catherine C. Mckie Pascal Dorion Karine St-Hilaire Tremblay Adrien Aubin-Landry  
  Edgar Berthiaume Mireille Bourdeau Sébastien Bouchard–Théberge Vincent Boulanger  
  Théo Vernardakis Rubis Lyodi Sofiane Hemch Christine Lozier  
  Jessy Tremblay Étienne Gélinas-Gagnon Michel Laflamme Nicholas Phaneuf  
  Colin Laflamme Adam Phaneuf Félix Musas Louis-Philippe Guérin  
  Michel Vernardakis Guy Genois Martial Audet Élie Audet  
  Marie Daneau Marie-Madeleine Vernardakis    
           
  ceinture grade année/pratique âge occupation lieu de résidence
Pierre Barry Noire 1er dan 54 ans 71 ans Retraité L'Ancienne-Lorette

autobiographie: Chers lecteurs, Je vous propose la lecture des aventures de Bob Morane «Le masque de Jade». Vous connaîtrez ainsi les détails sur les motivations qui m'ont amenées à me lancer dans le monde du karaté. C’est sans doute après la lecture de ces péripéties, au début des années 60, que j’ai compris qu’il existait un art de combat extraordinaire à l’époque, art qui avait permis à un vilain de plaquer au sol ce héros qu’était Bob Morane. Que dire de plus? Sauf, qu’en dehors de ces aventures, le karaté demeurait un mystère… Il n’y avait pas d’école à l’époque.

Un jour, j’ai vu une démonstration à la télévision, alors que deux experts cassaient des planches et des briques! C’était impressionnant, mais peu instructif sur ce qu'est réellement le karaté. C’est aussi à cette époque que j’ai connu Roger Massicotte. Nous étions camarades à la petite école et le karaté était encore loin de nous deux. En 1970, Roger devint mon instructeur.

Puis apparurent les premières fenêtres sur les arts martiaux, soit quelques livres et documents facilement accessibles. On pouvait voir à quoi ressemblait les arts de combat. À Québec, les plus chanceux pouvaient pratiquer le judo au dojo de la rue Sainte-Claire et à celui de monsieur Albert Dehem. Ce dernier, un chic type, a marqué la Ville de Québec dans son rôle de pionnier de cet art martial.

Avec des amis et équipés des livres «Le Judo» (marabout Flash) et «Bruce Tegner’s Complete Book of Self-Defense», j’ai organisé une activité scolaire où, chaque vendredi après les classes, on pratiquait ce que l’on comprenait de ces livres. S’ajoutait à cela un cours par correspondance publié par Joe Weider, le fameux «Joe Weider’s Destructive Self Defense», disponible en français. En 30 jours, oui, vous avez bien lu, en 30 jours, rien de moins, Joe vous garantissait que vous deviendriez «IMBATTABLE». Une publicité du tonnerre autour de douze fascicules qui comprenaient des cours sur la boxe, la lutte, le judo, la savate et le karaté, bien sûr… Wow! Si jamais quelqu’un d’entre vous possédait toujours des documents relatifs à ce cours, laissez-le moi savoir, je suis encore intéressé…

Et voilà que deux écoles de karaté se pointèrent à Québec. L’une sur la rue Saint-Joseph, tenue par M. Giancarlo. Borelli Lucchesi du style Yoseikan et l’autre, du style Shotokan, opéré par M. Ary Anastasiadis. Ce dernier fut mon choix. M. Anastasiadis devant se déplacer de Montréal à Québec, il ne lui était pas possible d’être là chaque semaine. Dommage, car c’était l’un des meilleurs instructeurs de karaté au Québec. Ceinture noire deuxième dan en karaté, en judo et en aikido, il était la compétence en arts martiaux à l’époque.

Après un an d’entraînement sporadique, j’ai décidé d’essayer le judo. J’y suis resté jusqu’à ma ceinture bleue. J’ai eu beaucoup de plaisir à pratiquer cet art martial qui mérite ses lettres de noblesse. À la suite de quelques blessures, le départ de l’instructeur et l’arrivée en force de Roger Massicotte, devenu ceinture marron, la porte s’ouvrait à nouveau au karaté.

Du Cégep à l’Université de Montréal, ce fut aussi mes premiers contacts avec un autre art martial, celui de l’aikido. Ce fut l’emballement. Par la suite, Bruce Lee était à l’affiche partout. Le karaté et le kung-fu étaient devenus très populaires. David Carradine incarnait le personnage de Kwai Chang Caine dans la série télévisée «Kung- Fu». À Montréal, avec les instructeurs R. Leboeuf, F. Gélinas, J. Dussault, J. Petit, E. Pavaliu, puis de retour à Québec avec mon ami Roger Massicotte, ce fut l’ère «maniaque». De la rue Sainte-Claire (ancien dojo du maître Dehem) à Sainte-Agnès, Saint-Vallier et Limoilou, on ne pratiquait pas le karaté, on le vivait.

Entraînements, bières et discussions, oui, on en mangeait, du karaté. Je me rappelle du passage à la nouvelle année, où l’on faisait un entraînement le 31 décembre de 23h30 à 00h30. Quel bon temps! Quelle Époque! Quelle nostalgie! La liste de tous ceux et celles que j’ai connus est longue. Que de bons souvenirs!

En 1981, un bête accident au genou m’a conduit à une disette du karaté qui a duré huit ans. Huit longues années! Pendant ce temps, je n’ai, martialement parlant, touché qu’au tai-chi-chuan. Un jour, à la suite d'une conversation téléphonique avec mon ami Roger Massicotte, il m’informe qu’il y aura un entraînement «retrouvailles» dans la semaine suivante. Cet entraînement était prévu avec la vieille garde et les autres membres du club qui était désormais tenu par Gilles Périard. Le sang s’est alors remis à circuler dans mes veines et peu après, j’étais de retour en salle pour la pratique du karaté et de l’aikido.

J’ai beaucoup aimé la pratique de l’aikido. Cet art martial est subtil, complexe, mais parfois douloureux. J’ai donc décidé de m’en tenir à la pratique du karaté. Je conserve de très bons souvenirs de l’aikido et de ceux que j’y ai rencontrés et vous invite à venir prendre quelques leçons de Karaté. J’ai eu aussi l’opportunité de suivre quelques stages de «krav-maga» tout récemment.

En terminant, je désire saluer les vieux routiers avec qui je garde contact, à savoir Roger Massicotte, Laurent Baril., Florent Beaudry et Paul-André Gagnon. Salut aussi à ceux qui depuis si longtemps, sont encore présents. Salut aux karatékas qui se sont ajoutés à la liste lorsque le club de Limoilou s’est fusionné à celui de Sainte-Foy. Salut également à ceux et à celles qui sont passés, en espérant que vous reviendrez nous voir un jour.

Pierre Barry
Shodan AKJQ